Rue des Hauts Arbres à Ladeuze : « 6 bourgmestres se sont succédé et aucune solution ne s’est jamais dégagée »

Rue des Hauts Arbres à Ladeuze : « 6 bourgmestres se sont succédé et aucune solution ne s’est jamais dégagée »

Ladeuze
Rue des Hauts Arbres à Ladeuze : « 6 bourgmestres se sont succédé et aucune solution ne s’est jamais dégagée »

Trottoirs inexistants, problème de ruissellement et difficultés de mobilité, la situation de la rue des Hauts Arbres s’est invitée à la table du conseil communal de Chièvres.

Mercredi dernier au conseil communal de Chièvres, à l'occasion des questions d'actualité, la situation de la rue des Hauts Arbres à Ladeuze a fait l'objet de débats entre majorité et opposition. Si du côté du PS, on réclame une réévaluation du dossier, la majorité, de son côté, en rappelle la complexité et l'absence de solution depuis plus de 10 ans.

Le dossier n'est, en effet, pas neuf. Depuis plusieurs années, des riverains de la rue sollicitent la commune de Chièvres afin d'obtenir des aménagements permettant d'améliorer leur quotidien. "Ils réclament des trottoirs correctement sécurisés et praticables, des filets d'eau adaptés ainsi qu'une amélioration globale de la voirie et de la sécurité des abords", a insisté la conseillère d'opposition Marie-Claude Leroy (PS).

La conseillère d'opposition a aussi rappelé que le dossier s'enlise, et ce, peu importe les forces politiques au pouvoir. "Ce dossier a traversé plusieurs législatures, plusieurs majorités et différentes sensibilités politiques. Des intentions positives ont été exprimées au fil du temps, des échanges ont eu lieu. Des pistes ont été évoquées. Mais force est de constater qu'à ce jour, les habitants concernés attendent toujours une solution concrète", déplore l'élue.

Si Marie-Claude Leroy ne veut pas jeter l'opprobre sur les responsables politiques ou l'administration, elle insiste sur le caractère humain de ce dossier : "Il faut aussi entendre aujourd'hui la lassitude et les difficultés vécues par les riverains. Avec le temps, la situation devient de plus en plus difficile à vivre au quotidien. Les déplacements sont compliqués, parfois dangereux, et le sentiment d'abandon est réel après tant d'années d'attente", a-t-elle exprimé.

Des problèmes de ruissellement

Au-delà de l'absence d'infrastructures pour les piétons, l'élue évoque les difficultés liées aux fortes pluies. Plusieurs riverains auraient déjà été confrontés à des problèmes de ruissellement et d'inondation. "En période de fortes pluies, d'importants écoulements d'eau se dirigent vers certaines habitations", a-t-elle indiqué, insistant sur la nécessité d'envisager des solutions durables.

Une situation qui s'est d'ailleurs révélée ce samedi soir avec les orages qui se sont abattus sur notre région. Sur Facebook, un habitant n'a pas manqué de partager un cliché montrant l'eau s'accumulant devant son habitation en questionnant : "À quand une réfection de la rue des Hauts Arbres ?". Cette publication a très vite tourné au règlement de comptes politique entre élus de la majorité et de l'opposition, mais aussi avec des habitants.

La photo publiée par un habitant de la rue sur Facebook

Au vu de ces éléments et en conclusion de sa question d'actualité, l'élue socialiste insiste pour une réévaluation complète de ce dossier. Parmi les pistes avancées par Marie-Claude Leroy figurent la création d'un accotement praticable pour les piétons et les personnes à mobilité réduite, l'aménagement progressif de trottoirs et de filets d'eau, ou encore la recherche de subsides liés à la mobilité douce et à l'accessibilité.

Un dossier très complexe

En réponse, l'échevin des Travaux, Frédéric Jonckers (Commune En'Vie), a assuré que les préoccupations soulevées étaient prises en considération, tout en rappelant l'ancienneté et la complexité du dossier. "Les préoccupations générales que vous soulevez méritent toute notre attention, mais pour toutes les voix et pour tous les citoyens, et pas uniquement pour un cas particulier", a-t-il insisté.

L'échevin a cependant évoqué les contraintes techniques identifiées au fil des années : "L'imperméabilisation des sols joue un rôle néfaste lors de grosses précipitations. Il n'est donc pas du tout indiqué d'aller placer des trottoirs avec des revêtements imperméables, comme du tarmac".

L'échevin a aussi rappelé l'historique de ce dossier : "Depuis le début des interpellations, six bourgmestres se sont succédé et aucune solution n'a pu être dégagée". Pour Frédéric Jonckers, la réflexion doit dépasser ce cas spécifique : "Nous devons plutôt voir cela sous l'angle d'un problème global de mobilité et non pas traiter chaque cas séparément", a-t-il notifié.

La discussion s'est conclue sur une intervention de la bourgmestre Zoë Delhaye, qui a précisé qu'une visite sur place avait déjà été réalisée par les autorités communales. "Je me suis moi-même rendue sur place", a-t-elle indiqué, assurant que le collège répondait "en connaissance de cause".


A.D.